


Ce programme est également
disponible sur ce CD.
Un clic et vous êtes dans
notre boutique de CD.
Les racines du soufisme remontent aux réunions des croyants musulmans du VIIIe siècle,
au cours desquelles des sourates du Coran ainsi que des textes religieux réécrits étaient récités en commun à voix haute. Le soufisme doit sa popularité à l’expression - immédiate et personnelle - des sentiments religieux de l’homme.
Depuis le XIIIe siècle, les croyants se réunissaient en confréries sous l’égide d’un cheik.
En 1207, Mevlana Djalãl al-Din Rumi, qui formulera les principes fondamentaux du soufisme, naquit à Balkh,
en Afghanistan (ancienne Bactres). Son fils, le sultan Veled, fondera la confrérie des Mevlevi.
Le grand mystique de l’Occident chrétien, Saint François d’Assise, à son retour des voyages qu’il avait entrepris
au Proche-Orient, créa une théologie laïque qui, dans ses grandes lignes et sa pratique de la foi,
ressemble de façon étonnante aux règles des ordres soufis.
Nous dédions à ces deux frères par l’esprit, qui se comprenaient comme étant la lumière de Dieu,
son miroir et ses troubadours, un rituel sous forme d’une Sema
des derviches tourneurs Mevlevi, accompagnés de chants des traditions de Mevlana Rumi et de Saint François.
La Sema repose sur l’inspiration de Djalãl al-Din Rumi. Elle invite les hommes à s’unir à l’amour de Dieu,
indépendamment de leur origine, de leur religion ou de leur classe sociale.
Ce qui nous apparaît comme une danse est en réalité une prière. Le mouvement giratoire, symbole de perfection et d’unité, mène les derviches au cœur de leur essence véritable. La Sema décrit ainsi le voyage spirituel de l’homme vers le ciel, la recherche de la vérité, l’élévation au travers de l’amour, l’abandon du moi au sein de l’union
avec l’amour de Dieu, et pour finir, le retour en tant qu’élément et serviteur de la Création.
« Recevoir de l’énergie divine … Il n’y a aucun doute, c’est bien plus qu’une simple danse qui s’est déroulée,
c’est un rituel, une prière qui ont eu lieu … L’énergie de la sérénité. » MWo, Kölner Stadt-Anzeiger 27.12.2003
« Le baiser de la tolérance : ...les musiques de l’Italie et de l’Orient, jouées de façon irrésistible, jettent des ponts …»
Ralf Döring, Osnabrücker Zeitung, 21.8.2007